Septembre Turquoise : ces maladies dont on ne parle pas assez
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Chaque année en octobre, la couleur rose envahit nos rues, nos réseaux sociaux et nos pharmacies pour rappeler l'importance du dépistage du cancer du sein. Mais un mois plus tôt, en septembre, une autre couleur mérite tout autant notre attention : le turquoise.
Septembre Turquoise, c'est le mois de sensibilisation aux cancers gynécologiques. Des maladies qui touchent chaque année des milliers de femmes en France, mais dont on parle encore trop peu, souvent par pudeur, parfois par méconnaissance. Chez Maholi, on croit que prendre soin de soi commence par être bien informée. Alors on a voulu consacrer un article à ce sujet essentiel.
D'où vient septembre turquoise ?
L'histoire commence aux États-Unis. En 2016, Barack Obama proclame le mois de septembre "mois de sensibilisation au cancer de l'ovaire", en mémoire de sa mère, décédée de cette maladie. L'année suivante, en France, l'association de patientes IMAGYN (Initiative des Malades Atteintes de cancers Gynécologiques) reprend le flambeau et lance Septembre Turquoise à l'échelle nationale.
Le turquoise a été choisi car c'est la couleur du ruban de sensibilisation au cancer de l'ovaire, souvent surnommé le "tueur silencieux" en raison de symptômes discrets qui retardent son diagnostic.
À l'image d'Octobre Rose pour le cancer du sein, l'objectif est simple : informer, encourager la prévention et surtout libérer la parole autour de maladies encore entourées de tabous.
De quelles maladies parle-t-on exactement ?
Le terme "cancers gynécologiques" regroupe plusieurs cancers touchant les organes reproducteurs féminins :
- Le cancer de l'endomètre : le plus fréquent des cancers gynécologiques, il touche particulièrement les femmes après la ménopause.
- Le cancer de l'ovaire : souvent diagnostiqué à un stade avancé, car ses symptômes (ballonnements, gêne abdominale, troubles digestifs) sont facilement confondus avec des maux du quotidien.
- Le cancer du col de l'utérus : l'un des rares cancers que l'on peut prévenir efficacement grâce au vaccin contre le papillomavirus (HPV) et au dépistage régulier.
- Le cancer de la vulve et le cancer du vagin : plus rares, mais tout aussi importants à connaître.
Chaque année en France, ce sont plus de 15 000 à 17 000 nouveaux cas de cancers gynécologiques qui sont diagnostiqués. Un chiffre loin d'être anecdotique, et pourtant ces maladies restent largement moins médiatisées que le cancer du sein.
Pourquoi en parle-t-on si peu ?
Plusieurs raisons expliquent ce silence :
La pudeur 🫣 Les symptômes touchent des zones intimes, et beaucoup de femmes hésitent encore à en parler, même à leur médecin.
Des symptômes discrets ou banalisés 💢 Douleurs pelviennes, saignements inhabituels, ballonnements persistants... Ces signes sont souvent mis sur le compte du stress, du cycle menstruel ou d'un simple inconfort passager.
Un accès inégal au suivi gynécologique 🩺 Toutes les femmes n'ont pas la possibilité de consulter régulièrement un·e gynécologue, que ce soit par manque de temps, de moyens ou d'accès aux soins selon leur région.
Résultat : un retard de diagnostic qui peut avoir de lourdes conséquences, alors que plus un cancer gynécologique est détecté tôt, plus les chances de guérison augmentent.
Les signes qui doivent alerter
Il ne s'agit pas de s'inquiéter au moindre symptôme, mais d'apprendre à être à l'écoute de son corps. Parmi les signaux à ne pas ignorer, surtout s'ils persistent :
- Des saignements en dehors des règles, ou après la ménopause
- Des douleurs pelviennes ou abdominales inhabituelles et persistantes
- Des ballonnements ou une sensation de gêne abdominale qui ne s'en va pas
- Des changements dans les habitudes urinaires ou digestives sans cause évidente
- Des démangeaisons, douleurs ou modifications de l'aspect de la vulve
Le bon réflexe : ne pas attendre que "ça passe" et en parler à un professionnel de santé. Un rendez-vous, même pour un doute, vaut toujours mieux qu'un silence prolongé.
Se faire dépister, un geste qui sauve des vies
La bonne nouvelle, c'est que la prévention fonctionne :
- Le frottis cervico-utérin et le test HPV permettent de détecter précocement des anomalies du col de l'utérus, bien avant qu'elles ne deviennent cancéreuses.
- Le vaccin contre le papillomavirus, recommandé dès l'adolescence, protège efficacement contre le cancer du col de l'utérus.
- Un suivi gynécologique régulier permet de repérer d'éventuels signaux d'alerte plus tôt.
Ces gestes simples, souvent pris pour acquis ou repoussés dans nos emplois du temps chargés, peuvent véritablement changer le cours d'un diagnostic.
Notre part du chemin
Chez Maholi, on ne remplace pas un avis médical, et ce n'est pas notre rôle. Mais on croit profondément que prendre soin de son corps passe aussi par la connaissance et l'écoute de soi. Ce mois de septembre est l'occasion parfaite pour :
- Prendre (ou reprendre) rendez-vous chez votre gynécologue
- Parler de Septembre Turquoise autour de vous, à vos amies, votre famille, vos collègues
- Vous informer davantage auprès d'associations comme IMAGYN
Parce qu'une information partagée, c'est parfois un diagnostic qui arrive à temps. 💜
Cet article a un but informatif et ne remplace en aucun cas une consultation médicale. Pour toute question sur votre santé, rapprochez-vous d'un professionnel de santé.
Dernière modification le 03/09/2026