Les symptômes
- Règles très douloureuses
- Douleurs pelviennes chroniques
- Douleurs pendant les rapports
- Troubles digestifs ou urinaires
- Fatigue importante
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Comprendre
L'endométriose est une maladie gynécologique inflammatoire et chronique. Un tissu semblable à la muqueuse de l'utérus (l'endomètre) se développe en dehors de celui-ci : sur les ovaires, les ligaments, la vessie, l'intestin…
Comme l'endomètre, ces lésions réagissent aux hormones du cycle menstruel. Elles provoquent alors des inflammations et des douleurs, parfois très intenses, qui peuvent toucher toute la sphère pelvienne.
Les symptômes sont variés et la douleur des règles est encore trop souvent banalisée. Le diagnostic repose sur l'échographie, l'IRM et l'examen clinique, et prend en moyenne 7 ans.
L'endométriose ne se guérit pas à ce jour, mais elle se soigne. Elle peut aussi être associée à des difficultés pour concevoir un enfant.
Traitements hormonaux, antidouleurs, chirurgie, kinésithérapie, alimentation… La prise en charge est souvent pluridisciplinaire et adaptée à chaque patiente.
Une première étude observationnelle menée à Lyon avec le Dr Cotte, gynécologue obstétricien à la Clinique du Val d'Ouest, pour évaluer si le froid appliqué sur le périnée peut aider à diminuer l'intensité et la durée des douleurs chroniques liées à l'endométriose, et améliorer la qualité de vie.
Pendant 1 mois, la poche de froid était appliquée 3 heures par jour, placée contre le périnée comme une serviette hygiénique. Elle pouvait aussi être posée sur le bas-ventre ou le bas du dos.
Le déroulé sur 8 semaines
Un questionnaire quotidien pendant les 8 semaines, et un suivi téléphonique programmé avant la semaine 7, puis aux semaines 3 et 6.
Femmes avec une endométriose diagnostiquée (échographie transvaginale spécialisée, IRM ou chirurgie), rapportant des douleurs pelviennes (dysménorrhées, douleurs pelviennes chroniques et/ou dyspareunie profonde) et une détérioration de leur qualité de vie.
Ne pas modifier sa prise en charge médicale pendant l'étude, ne pas subir de chirurgie ni débuter de grossesse, et s'engager à répondre à un questionnaire quotidien pendant 8 semaines.
Échelle visuelle analogique (EVA de 0 à 10).
En minutes.
Score EHP-30, dédié à l'endométriose et validé en français, noté sur 100 (plus le score est élevé, plus la qualité de vie est basse).
Évalués chaque semaine.
Évaluées chaque semaine.
La douleur maximale quotidienne, souvent évaluée entre 6 et 8 sur 10 avant l'étude, a souvent été ramenée à 3 ou 4 après huit semaines. La durée des douleurs intenses a aussi diminué, passant de plusieurs heures par jour à moins d'une heure pour certaines participantes.
Les mesures de qualité de vie (EHP-30) et de fonction sexuelle (FSFI) se sont améliorées dans la majorité des cas, de près de 30 % en moyenne par rapport au score initial, même si ces améliorations restent modestes.
Certaines participantes ont rapporté une nette réduction de leur consommation d'antalgiques. La tolérance au froid a varié : l'application a parfois été jugée désagréable au début, avant une adaptation rapide. Les fêtes de fin d'année et l'hiver lyonnais ont aussi influencé l'expérience de quelques participantes.
« Avant, j'utilisais la bouillotte, maintenant, j'ai l'impression que le froid marche mieux que le chaud. »
LLaure« Le froid soulage localement, cela fait du bien, même d'un point de vue transit. »
MMila« Clairement, cela apaise et détend, sensation assez particulière, oui, c'est agréable. »
SStéphanie« Je conseillerai car bonne alternative aux cachets. À tester. »
VValérie« Super bien ! La poche n'est pas du tout gênante, on ne la sent même pas, même la grande. »
JJadeLes retours qualitatifs ont été positifs. De nombreuses participantes ont rapporté une diminution des douleurs pelviennes chroniques et des crises aiguës d'endométriose, avec une amélioration de l'énergie, de la digestion et du sommeil.
Certaines ont rencontré des difficultés d'adaptation au froid au départ, mais ont trouvé l'expérience bénéfique après acclimatation. Plusieurs ont exprimé l'envie de continuer après l'étude.
Ces premiers résultats sont encourageants et ouvrent la voie à une étude de plus grande envergure.
Conclusion de l'étude · encourageante« La cryothérapie du périnée pourrait être une option complémentaire prometteuse pour le soulagement des douleurs liées à l'endométriose, bien que des ajustements techniques et des recherches supplémentaires soient nécessaires pour optimiser son utilisation. »





Photos d'illustration : la Holi au quotidien.
24 ans, vit avec l'endométriose depuis l'âge de 12 ans
Fanny a connu des années de douleurs intenses, d'incompréhension médicale et de multiples traitements sans solution définitive, malgré plusieurs IRM qui ne montraient d'abord rien.
À 23 ans, une IRM a enfin révélé une lésion profonde d'endométriose entre la paroi de la vessie et celle de l'utérus. Après avoir essayé plusieurs approches médicales, elle a découvert Maholi et testé la cryothérapie : des séances de 30 minutes à 1 heure le matin, et plus longues le soir.
« Grâce à ce rythme, je constate une diminution de ma consommation d'antalgiques. »
Forts de ces premiers résultats encourageants, nous préparons une nouvelle étude, plus large, sur la cryothérapie du périnée et l'endométriose.
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Étude pilote menée en 2024. Les résultats peuvent varier d'une personne à l'autre. La cryothérapie du périnée vient en complément d'un suivi médical et ne remplace pas un traitement.